La transplantation

Une deuxième vie...

Le remplacement d’un organe augmente la survie et accroît le bien-être de nombreux patients atteints d’insuffisance rénale, cardiaque ou hépatique.

Si les patients atteints d’insuffisance rénale peuvent être traités par dialyse, l’idéal pour eux est de pouvoir recevoir un nouveau rein.

Pour ce qui est de l’insuffisance hépatique, cardiaque et/ou pulmonaire, la transplantation d’organe est la seule option, et ces interventions sont maintenant pratiquées en clinique spécialisée partout dans le monde.

À l’heure actuelle, d’autres organes, comme le pancréas, l’intestin grêle ou, même, plusieurs organes à la fois, peuvent être transplantés.

Le remplacement d’un organe augmente la survie et accroît le bien-être de nombreux patients atteints d’insuffisance rénale, cardiaque ou hépatique.

Si les patients atteints d’insuffisance rénale peuvent être traités par dialyse, l’idéal pour eux est de pouvoir recevoir un nouveau rein.

Pour ce qui est de l’insuffisance hépatique, cardiaque et/ou pulmonaire, la transplantation d’organe est la seule option, et ces interventions sont maintenant pratiquées en clinique spécialisée partout dans le monde.

À l’heure actuelle, d’autres organes, comme le pancréas, l’intestin grêle ou, même, plusieurs organes à la fois, peuvent être transplantés.

La transplantation rénale  

Transplantation

Depuis le premier rein humain transplanté avec succès en 1954, des progrès considérables ont été réalisés en transplantation rénale. Aujourd’hui, la transplantation rénale est une opération courante et celle-ci pourrait être effectuée plus couramment encore si elle n’était pas limitée par le manque d’organes disponibles.

 
Les chances de survie après une transplantation de rein sont de 85 à 90% la première année, le risque de décès du patient étant très faible. Il arrive aussi que l’on pratique en même temps une transplantation du rein et du pancréas, et dans ces cas également, les taux de réussite se sont significativement améliorés.
Il s’avère également que les enfants en insuffisance rénale ont de meilleures chances de survie à long terme après transplantation qu’en étant traités par dialyse.
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Statistiques pour la Belgique et le Grand Duché de Luxembourg

 (source : Eurotransplant International Foundation)

 

Rein

Rein & pancréas

 

Transplantations effectuées

Sur liste d’attente

Transplantations effectuées

Sur liste d’attente

2009

411

806

12

30

2008

415

786

16

23

Chiffres au 31 décembre
Prélèvement sur donneurs décédés uniquement

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La transplantation cardiaque et pulmonaire  

La transplantation cardiaque, dont la première tentative a été effectuée fin des années 60, est devenue la thérapie communément acceptée pour les patients souffrant d’insuffisance cardiaque grave, ne répondant pas aux autres formes de traitement.

A ce jour, plus de 46'000 patients ont reçu une greffe du cœur et, chaque année, ce sont entre 3'000 et 4'000 transplantations cardiaques qui sont pratiquées à travers le monde.

Les patients en insuffisance pulmonaire grave peuvent recevoir une greffe de poumon simple ou double.

Parfois, on procède aussi à une transplantation simultanée cœur/poumons.


Statistiques pour la Belgique et le Grand Duché de Luxembourg

 (source : Eurotransplant International Foundation)

 

Cœur

Cœur & poumons

Poumons

 

Transplantations effectuées

Sur liste d’attente

Transplantations effectuées

Sur liste d’attente

Transplantations effectuées

Sur liste d’attente

2009

65

50

1

2

89

92

2008

71

39

1

1

79

74

Chiffres au 31 décembre
Prélèvement sur donneurs décédés uniquement

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La transplantation hépatique  


Pour les patients souffrant d’insuffisance hépatique grave, la transplantation est l’unique option.

Statistiques pour la Belgique et le Grand Duché de Luxembourg

(source : Eurotransplant International Foundation)

 

Foie

 

Transplantations effectuées

Sur liste d’attente

2009

215

166

2008

203

179

Chiffres au 31 décembre
Prélèvement sur donneurs décédés uniquement

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Le problème du rejet  

La plus grande crainte des patients transplantés est le rejet précoce du greffon (organe transplanté) par leur propre système immunitaire. Afin d’éviter ce rejet, les patients reçoivent un traitement visant à supprimer la réponse immunitaire et à prévenir le rejet.

Ce traitement consiste habituellement en une association de plusieurs médicaments et doit être suivi à vie.

Seniors

Le rejet du greffon rénal par le système immunitaire du patient peut mener à la perte de l’organe transplanté et au retour à la dialyse. Pour ce qui est des patients greffés du cœur, des poumons et du foie, la perte du greffon représente un danger immédiat pour la vie des patients.

Bien que les médicaments utilisés soient un moyen efficace de réduire les risques de rejet ou de prévenir celui-ci, ces médicaments peuvent toutefois aussi être à l’origine d’autres problèmes. Certains médicaments supprimant la réponse immunitaire peuvent parfois avoir des effets nocifs sur les reins ou d’autres organes ainsi que sur le fonctionnement général des différents systèmes. Ces médicaments peuvent aussi rendre le patient plus vulnérable aux infections. Il s’agit là d’autres défis que l’industrie pharmaceutique s’attache actuellement à relever.

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Le don d'organe  

On distingue trois types de donneurs d’organes : 

  • le donneur vivant :     

    -  organe prélevé sur une personne vivante et en bonne santé
    -  organes concernés : moelle osseuse, rein, peau, partie de foie

  • le donneur cadavérique :
    -  organe prélevé sur une personne décédée en état de mort cérébrale (c’est-à-dire dont le cerveau est définitivement et irrémédiablement détruit mais dont les principales fonctions sont assurées artificiellement)
    -  organes concernés : cœur, poumons, pancréas, rate, foie, reins, cornée

  • le donneur à cœur non battant 
    organe prélevé sur une personne victime d’un arrêt cardiaque irréversible ayant entraîné la destruction du cerveau sans pour autant altérer les autres organes
    cas limité et concernant principalement le don de rein

La législation belge : le principe de la présomption de solidarité entre individus  

  • A partir de l’âge de 18 ans, tout Belge ou étranger inscrit depuis plus de six mois au registre des étrangers en Belgique est considéré comme donneur d’organes après son décès sauf s’il y a fait officiellement opposition de son vivant auprès de son administration communale. 
  • Ainsi que prévu par la loi, la famille du défunt au premier degré – parents, enfant, conjoint cohabitant – est prévenue de l’intention de prélever les organes du patient décédé. La famille proche ne pourra cependant s’y opposer si le défunt a exprimé de son vivant sa volonté d’être donneur via déposition auprès de son administration communale.

En pratique, c’est donc la volonté du défunt telle qu’exprimée officiellement qui primera.

En outre, au cas où un prélèvement d’organe peut être envisagé, la loi belge prévoit que la mort cérébrale du patient doit être déclarée par trois médecins différents n’appartenant pas à l’équipe de transplantation (en situation « normale », le constat de décès par un seul médecin suffit).

Ce qu’il faut savoir

  • Comme partout dans le monde, la demande d’organes dépasse l’offre.
    En Belgique, un candidat receveur attend 18 mois en moyenne avant de pouvoir recevoir l’organe dont il a besoin et de nombreux patients décèdent chaque année par manque d’un organe disponible.
  • A peine 2% des patients belges qui décèdent se sont officiellement opposés au prélèvement d’organes. Cependant, en 2003, 15% des proches y ont fait opposition. 
  • L’anonymat du donneur et du receveur ainsi que la gratuité du don sont des principes éthiques de base lorsqu’il est question de don d’organes.

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Roche et la transplantation  

Roche cherche en permanence à améliorer la sécurité des traitements et la qualité de vie des patients transplantés.

En juillet 1998, Roche a notamment annoncé l’établissement de la Fondation Roche pour la recherche sur la transplantation d’organes (ROTRF). Roche a réservé à cette fondation à but non lucratif un budget de 67,5 millions de francs suisses répartis sur 13,5 années.

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